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26 janvier 2014 7 26 /01 /janvier /2014 19:47
A l'initiative du Conseil de Quartier Montsouris-Dareau, une exposition de photographies intitulée "Le 14 en pause, autour de Montsouris" a eu lieu au FIAP Jean Monnet (30 rue Cabanis 75014) du 23 octobre au 15 décembre 2013.
Il s'agissait de proposer une traversée du quartier Montsouris-Dareau dans le 14ème arrondissement, au fil des époques et à travers différents regards de photographes.
Devant le succès d'une telle manifestation, la commission culture du Conseil de Quartier a obtenu la présentation de la totalité d
u fonds de photos de l'Adra, à partir duquel avait été sélectionné un échantillon seulement de photographies illustrant "Le 14 en pause, autour de Montsouris".
La totalité de ce fonds pourra être visible :
 samedi 8 et dimanche 9 février, de 11H à 18H,
                  au Fiap Jean Monnet, 30 rue Cabanis
                  Salle Sophia, 8ème étage.
Plusieurs membres de la Commission Culture du
 C
onseil de quartier
  se relaieront
pour accueillir les visiteurs.
 Alors n'hésitez pas à venir (re)découvir notre quartier !
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27 septembre 2013 5 27 /09 /septembre /2013 10:25

Cet été, l'un de nos adhérents, François LITAIZE nous a fait la surprise et l'amitié de nous confier de très vieilles cartes postales et photographies du Parc Montsouris et de ses environs.

 

Palais du BardoIl faut dire que sa famille habite le quartier depuis plusieurs générations ( ses grands-parents maternels) et que c'est un réel plaisir de l'écouter parler du temps où le restaurant "la cascade de Montsouris" était un lieu de rendez-vous réputé des gastronomes ou encore du petit palais du bey de Tunis dit palais du Bardo, curiosité architecturale de l'exposition universelle de 1867, racheté par la ville de Paris au Baron Jule de Lesseps avant d'être reconstruit dans le parc Montsouris.

 

 

Ce pavillon malheureusement en cours de restauration fut totalement détruit par un incendie en 1991 au grand désespoir de la population locale mais aussi parisienne.

 

Ces précieuses archives évoquent un temps où le Parc Montsouris avait aussi une cascade extraordinairela-cascade-du-Parc-Montsouris--2-.jpg, où une renarde s'était aventurée, traquant manifestement les cygnes à col noir qui y séjournaient alors... sans oublier ses galants promeneurs, en costumes trois pièces et chapeaux melon qui s'extasiaient sous le pont rustique du Parcla-renarde-du-parc-montsouris.jpg, aujourd'hui disparu !  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Merci encore à François Litaize de nous donner ainsi l'occasion d'évoquer de charmants souvenirs du Parc !

Parc-Montsouris--le-pont-rustique.jpg

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20 août 2013 2 20 /08 /août /2013 17:51

Notre ami  René Bonnet nous fait découvrir la famille ROUSSOPOULOS, une famille d'artistes du 14ème arrondissement mais dont le rayonnement dépasse largement les frontières de notre arrondissement et même de Paris !

 

A vous de juger...   

 (tous droits réservés, Alexandra ROUSSOPOULOS)

  image-A-R.jpg

"Alexandra Roussopoulos est une jeune et brillante artiste contemporaine. Elle vit et travaille villa Seurat. Elle expose en France et à l’étranger. Représentée par la galerie Scrawitch à Paris, on peut voir ses œuvres en ce moment dans deux expositions de groupe, à Paris à la galerie Marie Victoire Poliakoff, 95 Rue de Seine et à la Act Gallery of Swift Current à Saskatchewan, Canada. Avec le temps, les œuvres d’Alexandra témoignent de plus en plus de l’importance du lien aux autres renvoyant probablement au monde de sa mère.

 

Carole Roussopoulos (1945-2009) est, en effet, une grande figure de la vie artistique et culturelle des années post 1968 en France. Carole arrive à Paris en 1967 et s’installe villa Seurat en 1976. Elle est la première avec Jean-Luc Godard à utiliser la caméra vidéo portable de Sony, qui lui permet de travailler seule et partout.

 

Comme Godard révolutionne le cinéma, Carole rénove le documentaire. Son objectif est clair : « Ma caméra est là pour ceux qui ont juste le droit de la boucler ». Elle produit de nombreux films sur les exclus, les femmes, les immigrés… Son œuvre a marqué l’époque et présente aujourd’hui un grand intérêt historique.

 

Alexandra se souvient des discussions sans fin villa Seurat, des amis qui viennent s’installer pour 2 ou 3 jours, de l’ambiance exaltée et passionnée des années 1970. Son père, Paul Roussopoulos, accompagne Carole dans tous ses engagements : militantantisme politique, fabrication de films et éducation des enfants.

 

Un jour Delphine Seyrig frappe à la porte pour prendre des cours de vidéo. Carole participe alors  à l’aventure de l’Université de Vincennes. Elle y donne des cours de vidéo de 1973 à 1976. En 1982 elle fonde avec Delphine Seyrig et Iona Wieder le Centre audiovisuel Simone de Beauvoir.

 

En 1986 Carole reprend l’Entrepôt, fondé par Frédéric Miterrand. Elle s’investit dans le sauvetage du cinéma d’Art et Essai emblématique du XIVe avec son énergie coutumière. Alexandra garde de nombreux souvenirs de cette époque, d’autant plus que, jeune femme, elle tenait la caisse du cinéma. Carole laisse derrière elle plus de 150 films, héritage artistique et patrimoniale géré par l’association Carole Roussopoulos dirigée par Hélène Fleckinger.

 

Alexandra, quant à elle, poursuit sa carrière de plasticienne. Une de ses dernières créations évoque la disparition de sa mère à travers un magnifique film qui nous promène dans les rues de la ville natale de Carole, Sion. On sent toute la force et toute la finesse d’une grande artiste que je vous invite à (re)découvrir".

René Bonnet.

 

(Tous droits réservés Régis Sénèque)

 

image 2

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5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 22:43

Quand nous avons appris la disparition de cette légende du sport mais au delà du sport, de ce modèle qu'était Alain Minoun, nous avons tous été profondément affectés. C'est alors, au détour d'une conversation avec mon ami René Bonnet, que j'ai appris qu'Alain Minoun était son oncle.

C'est donc tout naturellement que je lui ai demandé de lui rendre hommage car forcément dans notre quartier qui voit défiler une multitude de coureurs, que ce soit au Parc Montsouris ou à la Cité Universitaire, Mimoun a toute sa place !

 

Merci à toi René de nous faire revivre durant quelques instants les pages les plus glorieuses de ce champion !

Stéphane Fertier

Président du Collectif Montsouris.

"Alain Mimoun est décédé le 27 juin 2013 à l’âge de 92ans.Un hommage national lui sera rendu lundi 8 juillet aux Invalides.

Des amis du Collectif Montsouris nous ont demandé d’évoquer cette grande figure du sport français marié avec la sœur du père de mon épouse .

Nous ne reprendrons pas ce qui est écrit dans la presse. Nous évoquerons simplement quelques souvenirs personnels . Alain est entré dans la famille en 1955. Il a épousé Germaine Roubenne en 1955. Germaine - décédée il y a 2mois - était tulliste.

La venue en Corrèze d’un grand champion n’est pas passée inaperçue. Pensons au .contexte de la Guerre d’Algérie. En 1955, Alain Mimoun est un champion reconnu : 2 participations aux Jeux Olympiques, des titres sur 5000 et 10000M et en cross.

Alain a gagné tout de suite la sympathie et l’admiration de tous. On se souvient de son hygiène de vie exemplaire, boire des jus de carotte et de persil, préparés au mixer, dans un pays de gros mangeurs a surpris.

Alain a préparé Melbourne dans les bois et les forêts de Haute Corréze. Mon cousin l’accompagnait en vélo. Je me souviens de Alain finissant par quelques tours au sprint sur la cendrée du stade de Tulle un entrainement de 40km.

Un champion, un homme charmant et généreux très enjoué, et qui aimait danser.

Sa fille Pascale est née à Tulle le jour de sa victoire à Melbourne.

Pas de dopage, pas d’argent : Mimoun , toute sa vie est resté intègre.

Il a beaucoup fait pour son sport. Sa grande fierté est d’avoir créé le Centre d’entrainement sportif national de Bugeat en Corrèze, où se sont entrainés des champions du monde entier..

Alain a gardé sa tête jusqu’au bout. Il courait encore 10 à 15km par jour il y a 2 ou 3ans. Il nous disait récemment : « je ne peux plus marcher mais je peux courir. »

Les épisodes de la Guerre revenaient souvent :Alain avait été blessé à Monte Cassino, en Italie du sud, et avait évité de peu l’amputation. Grand Officier de la Légion d’honneur(décoré par Nicolas Sarkozy en 2008), Alain était un homme d’honneur. Son amitié avec Zatopek est connue sur le plan sportif mais on sait moins le soutien qu’il lui a apporté lors des événements de Tchécoslovaquie au moment de l’invasion des troupes russes.

Des personnalités du monde entier seront présentes aux Invalides .La famille se sent honorée par cet hommage rendu à un grand français.

René et Sylvie Bonnet.

 

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24 juin 2013 1 24 /06 /juin /2013 14:42

 

Comme nous vous l'annoncions, le 23 juin fut organisée à l'initiative du Collectif Port Mahon - La Ferme de Montsouris une visite guidée consacrée à la découverte de la dernière ferme encore présente dans Paris et de son environnement immédiat à l'époque de l'ancien régime, de la restauration et enfin de la deuxième République.

 

Nous avons appris à cette occasion qu'il existait à la fin du XIXème siècle près de 500 fermes urbaines à Paris destinée à approvisionner en lait frais et oeufs les parisiens et que la ferme Montsouris était encore exploitée jusqu'à la seconde guerre mondiale.

 

Thomas DUFRESNE, artiste et grand amateur d'histoire mais aussi Président de l'Association précitée, nous a contés avec son talent habituel la vie champêtre à l'époque de la commune de Montrouge (séparée de Paris par la barrière de l'octroi située Boulevard Saint Jacques avant d'être rattachée à Paris en 1860 !), ses champs et ses vignes, de la place de l'ancien village d'Orléans, des vestiges de la Route nationale (actuellement Avenue du Général Leclerc), avec une borne kilométrique remarquable située en face de l'Hopital de la ROCHEFOUCAULT.

 

Ce fut également l'occasion de promouvoir le concept des fermes urbaines, remis au goût du jour notamment aux Etats Unis pour les citadins en mal de campagne et d'authenticité et, pourquoi pas, de la renaissance de la ferme Montsouris sous cette forme ou une autre.

 

A noter que la ferme Montsouris est située au dessus de la dernière carrière médiévale de Paris, classée monument historique, elle aussi menacée par le projet immobilier en cours et dont l'intérêt culturel et historique est indéniable puisque situé au coeur du réseau des catacombes de Paris !

safe_image.jpg

 

Alors, n'hésitez pas à défendre ce patrimoine exceptionnel, d'un clic et de signer la pétition ci-dessous !

 

 

Signez la pétition pour sauver la dernière ferme à Paris   www.avaaz.org

 

 

 

D'avance merci, au nom des amoureux de notre quartier et de notre histoire !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
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19 juin 2013 3 19 /06 /juin /2013 10:23

Le combat mené depuis de nombreuses années par une association amie, le COLLECTIF DE PORT-MAHON et DE LA FERME MONTSOURIS pour sauver la dernière ferme et la dernière carrière médiévale de Paris ne peut pas nous laisser insensible, bien au contraire.

 

Ce site, remarquable à plus d'un titre, comme vous pourrez le constater en cliquant sur le lien suivant de cette association http://collectifportmahon.blogspirit.com se trouve dans notre arrondissement et à quelques pas de notre quartier, pour ceux qui ne le connaissent pas encore.

 

Nous nous permettons de vous relayer l'information suivante de son Président, Monsieur  Thomas DUFRESNE qui, pour ceux qui ne le savent pas, avait beaucoup oeuvré pour la défense de l'Aqueduc Médicis au moment de l'aménagement de la ZAC Montsouris-Dareau :

 

 

" Les défenseurs de la dernière ferme et de la dernière carrière médiévale de Paris se retrouveront :

 

Devant le 15, villa Saint-Jacques

(20-22, rue de la Tombe-Issoire, 75014, M° Saint-Jacques)

 

pour protester contre la spéculation immobilière qui va complètement défigurer ce site.

La ministre de la Culture, Aurélie Filippetti, ayant donné son aval à une opération immobilière privée dans ce site.

 

Point de départ : dimanche 23 juin 2013, à 11 heures.

 

Il sera proposé une promenade historique guidée dans le quartier, retraçant l'histoire de ce site et des éléments champêtres remarquables qui se trouvent autour (gare de Sceaux datant de Louis-Philippe, pavillons d'octroi de Louis XVI, regard de l'aqueduc du 17e siècle, etc.)

 

Cette visite sera assurée par un historien, habillé pour l'occasion, en fermier, timbale de lait à la main !

 

Thomas Dufresne

président du Collectif de Port-Mahon et de la Ferme de Montsouris

http://collectifportmahon.blogspirit.com

 

 

Venez donc nombreux le 23 juin !

 

 

 

 

 

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14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 11:54

René Bonnet est insatiable de balade et de culture dans notre arrondissement !

 

Il nous fait découvrir cette fois un atelier, celui d'Isoré...

Mur.JPG 

 

"Une belle adresse pour les activités artistiques dans le 14ème : l’Atelier d’Isore 66 Rue de la Tombe Issoire.

 

Un endroit charmant, des murs clairs et colorés, des enfants artistes en herbe, pas d’écrans, pas de DVD, c’est l’Atelier D’Isoré.

 

Plus de 200 artistes ont ouvert leurs portes les 1er et 2 juin dans le cadre de l’opération « l’Art inattendu ». J’ai choisi de parler de l’action originale menée par Christelle Gaveriaux en direction des enfants .

Christelle a une formation littéraire. Elle a travaillé pendant 8 ans comme commerciale dans l’informatique. Mais c’est un métier passion qu’elle cherchait. Je voulais faire quelque chose avec les enfants dit-elle ou plutôt «leur faire créer des choses ». Elle monte une SARL en 2005 et s’installe Rue d’Alésia. Le concept est simple : aller chercher les enfants à l’école, offrir un goûter et leur proposer des activités artistiques.

C’est un succès. Christelle change son organisation en 2009. Elle fonde une association, quitte la Rue d’Alésia pour la Rue de la Tombe Issoire et recrute 2 « complices » : Bruno pour le travail sur tous les matériaux et Isabelle sculpteur.

Les enfants sont occupés de 16H30 à 18H. Des ateliers sont ouverts le mercredi et le samedi matin. Des animations d’anniversaire sont possibles.

Plaisir de voir les réalisations des enfants, comment à partir des mêmes consignes et avec le même matériel les objets conçus sont différents : des tubes à essai deviennent des soliflores avec des formes de bougie ou d’assiette, meubles en carton multi-usages….

L’adrese est bien connue dans le quartier. Les enfants viennent de plusieurs écoles : Alésia, Arago, Sibèle.

La réforme des rythmes scolaires intéresse bien sûr l’Association. L’Atelier d’Isore a répondu à l’appel d’offres de la Mairie de Paris. La Ville annoncera le 19 juillet la liste des associations retenues pour s‘occuper des enfants les mercredis et les vendredis.

Je suis heureux de vous faire partager mon coup de cœur pour cette association que je vous invite à découvrir sur son site : www.atelierisore.fr."

René Bonnet. 

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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 18:04

Le 9 juin, le quartier Montsouris a dignement fêté le 400ème anniversaire de l'Aqueduc de Marie de Médicis.

 

Notre ami, René Bonnet, y a pleinement participé, avec tout son talent et nous fait (re)vivre pour ceux qui n'ont pas eu la chance d'être présents la visite guidée qu'il a entreprise depuis l'Avenue Reille jusqu'à la maison du Fontainier :

 

"J’ai participé à la visite de l’Aqueduc Médicis.

 

Un certain nombre d’entre vous m’ont demandé de reprendre mes commentaires sur notre blog.

 

J’élargirai un peu le propos car il s’agit de parler de l’approvisionnement en eau de Paris et le problème a toujours été de première importance.

 

Les Romains sont allés chercher de l’eau à 16 km de Paris-Lutèce et ont construit un aqueduc de 16km de long.

 

L’aqueduc est mal entretenu et inutile pendant toute la période du Moyen Age.

 

Il faut attendre le règne de Henri IV pour voir entreprendre de grands travaux.

 

Il y a alors dans Paris des porteurs d’eau mais l’eau est en quantité insuffisante et source de maladies. En 1500, il n’y a aucune fontaine publique rive gauche !

 

Marie de Médicis souhaite des fontaines pour sa nouvelle résidence le Palais du Luxembourg (actuel Sénat).

 

Sully achète des terrains autour de Rungis en 1609.Le nouvel aqueduc mesure 13km. Il amène l’eau jusqu’à la Maison du Fontainier.

 

Thomas Francini et ses descendants (le titre restera dans la famille de 1623 à 1784) sont responsables de la distribution de l’eau dans Paris. Trois bassins sont creusés, encore visibles aujourd’hui : pour le Roi 41%, pour la Ville 28% et pour les Religieux : 31%.

 

L’eau suit une pente régulière entre Rungis et la Maison du Fontainier.

 

Tous les 500m un regard permet de surveiller ce qui se passe.

 

On peut voir encore 23 des 27 regards.

 

L’eau de Rungis passe rive droite et alimente les réservoirs du Panthéon (1843).

 

C’est à partir de la fermeture de ces réservoirs en 1904 que le rôle le l’Aqueduc se limitera à l’alimentation du Lac Montsouris. En effet Napoléon III a modifié l’approvisionnement en eau de Paris.

 

L’eau provient des rivières bourguignonnes : la Vanne, le Loing et le Lunain.

 

Le réservoir de Montsouris est construit en même temps que le Parc.

 

Débit de l’Aqueduc de la Vanne : 100000m3 par jour !

 

De tous ces travaux, il reste 3 piles et un arche de l’Aqueduc gallo romain et des vestiges dans la ZAC Montsouris.

 

Les reste sont plus importants bien sûr en ce qui concerne l’Aqueduc Médicis : l’aqueduc d’Arcueil, les regards (dont un situé Avenue René Coty, à gauche, dans le sens sud/nord à proximité de la place Denfert Rochereau), la Maison du Fontainier et des Fontaines dans Paris.

 

L’Aqueduc de la Vanne est bien sûr toujours en service.

 

Les visiteurs du 9 juin ont apprécié ces découvertes.

 

Je suis heureux d’avoir pu travailler avec Paris Historique.

 

Beaucoup de personnes venaient de Cachan, Arcueil et de nombreux arrondissements de Paris.

 

Ils ont apprécié le 14ème et ceci était aussi un des objectifs de cette journée".

 

René Bonnet.

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2 mai 2013 4 02 /05 /mai /2013 11:01

Cette semaine, René Bonnet rend hommage à une très grande artiste, de réputation internationale et pourtant encore trop méconnue en France et à Paris, Chana Orloff. Mais il n'est jamais trop tard pour bien faire et le Conseil de Quartier , avec le soutien actif de notre association, a défendu et défend toujours auprès de la Mairie de Paris l'érection d'une statue de Chana Orloff à proximité de son ancien atelier, idéalement Avenue René Coty.

 

Nous vous tiendrons bien entendu informés des suites de ce dossier mais en attendant, découvrons ce que René nous réserve !

 

"Connaissez-vous l’Ateler de Chana Orloff 7Bis Villa Seurat ?

 

L’Atelier est magnifique. Il a été construit en 1926 par Auguste Perret pour Chana Orloff.

 

C’est le premier atelier en béton armé réalisé dans Paris. Le plan a été voulu par l’artiste.

 

L’ensemble est lumineux, pratique. Une première pièce permet de présenter les sculptures. La deuxième pièce est l’atelier proprement dit. Tout est lumineux. Une mezzanine permettait à Chana de tourner autour de ses modèles et de ses ébauches. Partout la lumière.

 

L’atelier est resté dans la famille de l’artiste. On peut y rencontrer ses petits enfants et leurs enfants. On peut aussi y voir beaucoup d’œuvres de l’artiste.

Chana Orloff est née en Ukraine en 1888. Sa famille est victime des pogroms de 1905. Toute la famille (les parents, les 9 enfants et la grand mère) vont s’installer en Palestine. Chana fait des travaux de couture et décide, en 1910, d’aller en France. Elle a 22ans. Elle travaille chez Paquin  et fréquente le milieu artistique de Montparnasse. Ses dons sont vite remarqués dans la couture mais aussi dans le dessin. Elle entre à la Petite Ecole (la Grande Ecole aujourd’hui Ecole des Beaux Arts est alors payante et interdite aux  femmes).

Elle étudie la sculpture à l’Académie Vassilieff où elle rencontre Soutine, Modigliani, Pascin, Zadkine.

Elle expose dès 1913. Elle épouse en 1916 le poète Ary Justman. Leur fils Elie nait en 1918.

La période de la Guerre est bien sur très difficile mais Chana et Ary participent à l’aventure de SIC (Son, Images, Couleurs )avec Birot, Appolinaire, Satie et bien d’autres. Ary ne peut entrer dans l’armée française. Il sert comme ambulancier dans l’armée US et meurt malheureusement de la grippe espagnole en 1919.

Chana se bat pour elle et pour son fils. Elle est soutenue par ses amis. Elle travaille beaucoup : la pierre, le marbre, le bois et le bronze. Elle est populaire et multiplie les portraits du « Tout Paris ».

Elle reçoit la Légion d’honneur en 1925 et la nationalité française pour elle et pour son fils la même année.

Elle multiplie les expositions en France et aux Etats Unis où elle se rend entre 1929 et 1931.

La montée du nazisme en Allemagne l’inquiète. Sa sculpture devient plus dure, plus sérieuse.

Elle échappe de justesse à la Rafle du Vel d’Hiv du 16 juillet 1942. Elle passe en Suisse où elle travaille jusqu’à la fin de la Guerre. Son Atelier a été pillé. Elle le fait revivre avec l’aide de son fondeur Rudier. Elle laisse une statue décapitée par les nazis - que l’on peut voir Villa Seurat  -pour que l’on n’oublie pas ce qui s’est passé.

Chana continue son œuvre en France mais aussi aux EU et en Israël. On peut voir ses œuvres au Centre Pompidou, au Musée des Années 30 de Boulogne Billancourt, aux EU et en Israël,

Je pense au monument de Ein Guevau bord du Lac de Tibériade.

L’Atelier de la Villa Seurat est resté dans la famille depuis son décès en 1968. Quelle émotion de le découvrir derrière sa belle façade au milieu de la charmante rue de la Villa Seurat qui a accueilli : Couturier, Gromaire, Dali, Soutine, Anaïs Nin et Miller.

C’est une histoire familiale exceptionnelle, un résumé d’un moment important de l’histoire de France. La visite de l’Atelier rencontre un grand succès lors des Journées du Patrimoine. On peut y suivre des conférences,des soirées poétiques ou musicales. Nous vous invitons à y participer en consultant le site : www.Chana-Orloff.com ".

 

René Bonnet.

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26 avril 2013 5 26 /04 /avril /2013 17:43

Notre ami René Bonnet profite de cet évènement marquant, le 400ème anniversaire de l'Aqueduc de Marie de Médicis en 2013, pour évoquer cette fois l'histoire des eaux à Lutèce devenue Paris en passant par Montsouris !

 

" En 2013, nous fêtons à Paris les 400 ans de l’Aqueduc Médicis. Le Conseil de Quartier Dareau Montsouris organise dans ce cadre une fête le dimanche 9 juin. J’ai accepté de guider pour eux et en  liaison avec Paris Historique une visite qui partira du Parc à 14H et qui nous conduira à la Maison des Fontainiers en passant par le Regard 25 dit Regard de Saux au 10 Avenue René Coty.

 

Je vous donne rendez vous pour cette visite. Je parlerai plus longuement de l’Aqueduc dans ce blog après le 9 juin mais je souhaite aujourd’hui évoquer l’importance du passage de l’eau dans notre quartier et à toutes les époques, importance qui a laissé des traces dans la toponymie.

 

3 aqueducs ont conduit de l’eau pour Paris : l’aqueduc gallo romain (vers 150), l’Aqueduc Médicis(1613-1623) et l’Aqueduc Belgrand(1869-1873).

 

Les traces de l’Aqueduc gallo romain sont nombreuses dans la ZAC Montsouris d’où les noms de rues : Valentinien qui a résidé à Paris entre 365 et 366, Julien à Paris entre 331 et 363.

 

Même chose pour l’Aqueduc Médicis : tronçons sous le pont du RER au 44 Avenue Reille et 3 regards entre l’Avenue Reille et la Maison du Fontainier.

 

Nous avons déjà évoqué l’importance du Réservoir Le Réservoir de Montsouris, dans les pas de Nestor Burma !  et notons que les rues du Loing et du Lunain  portent le nom de rivières bourguignonnes qui aliment l’aqueduc.

 

Le Square Thomas Francine salue bien sûr la mémoire de la famille Francini qui de 1619 à 1784 Occupa la Maison du Fontainier et remplit la charge d’Intendant général des eaux et fontaines du Roi.

Rendez vous le 9 juin prochain à 14 heures" !

 

René Bonnet.

 

 

Nous ne manquerons pas de vous donner de plus amples informations sur l'organisation de cette journée capitale et festive du samedi 9 juin 2013 à laquelle le Collectif Montsouris participera d'ailleurs activement.

 

Stéphane Fertier

Président du Collectif Montsouris

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Présentation

  • : Collectif Montsouris
  • : ce blog associatif, celui du Collectif Montsouris, traite essentiellement 4 sujets : 1. la préservation et l'entretien du Parc Montsouris, 2. la circulation automobile dans le quartier Montsouris, 3. l'amélioration des transports publics dans le quartier Montsouris avec comme projet phare la création d'une passerelle au nord de la station de RER Cité Universitaire 4. l'histoire du quartier Montsouris en particulier et du 14ème arrondissement de Paris en général.
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