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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 18:15

Cette semaine, René Bonnet poursuit ses pérégrinations dans le quartier, au bout de l'avenue René Coty dans le sens nord/sud, à la découverte ou redécouverte du Réservoir Montsouris, un monument atypique sur le plan architectural et urbanistique puisqu'il est dissimulé par des parois de pelouse mais encore fort utile !

Le Réservoir de Montsouris est un chef d’œuvre de l’architecture industrielle du XIXème.

 

Il occupe un grand quadrilatère entre l’Avenue Reille,la Rue de la Tombe Issoire,la Rue St Yves et l’Avenue René Coty :265m de long et 135m de large.

Difficile d’y entrer : pas de visites,Vigipirate strict…je me suis demandé dans un premier  temps si je n’allais pas devoir imiter Nestor Burma,  dans les « Rats de Montsouris » de Léo Malet,  pour y accéder.

Vous connaissez surement l’œuvre de Léo Malet « Les nouveaux mystères de Paris »qui évoque tous les arrondissements de Paris.  Celui qui  concerne le 14ème a pour cadre le Parc, la Villa des Camélias, l’Hôpital Ste Anne et le Réservoir.

Un petit extrait :

" Les ombres de la nuit se glissaient sournoisement le long de l’Avenue Reille. Le Réservoir de Montsouris dressait devant moi sa masse assez sinistre. Il y avait de quoi boire là-dedans :200 millions de litres de flotte au bas mot. »

En fait, le plus simple est de s’adresser au propriétaire du lieu « Eau de Paris »qui a répondu rapidement et complètement à toutes mes questions.

Le Réservoir a été construit entre 1869 et 1874, selon les plans de l’architecte Belgrand.

4 réservoirs sont enterrés, 900 piliers délimitent les réservoirs qui ont chacun 2 étages : 3m30 d’eau dans la partie supérieure, 5m d’eau dans la partie inférieure. Il approvisionne en eau 20% des Parisiens. L’eau provient de 2 aqueducs : la Vanne (région de Sens) et le Loing (Nemours et Provins).

La vision du bâtiment est magnifique de l’extérieur comme de l’intérieur. A l’extérieur on admire la butte de gazon qui maintient la fraicheur et l’humidité des installations en été, les murs en meulière et les lanternes superbes qui donnent de la lumière à l’intérieur. L’intérieur justement est impressionnant, on se croirait dans une chapelle et des lumières rendent encore plus poétiques les impressions que l’on ressent fortement.

Le Réservoir de Montsouris fut longtemps le plus grand réservoir d’eau potable de la Ville et même du monde. Je vous raconterai un jour des anecdotes et des faits divers le concernant.

En attendant tous dans la lecture de Léo Malet" !

René Bonnet

A noter que la verrière était éclairée la nuit  en même temps que l'éclairage public, ce qui en faisait un repère lumineux original et non agressif dans le quartier, ce qui n'est plus le cas depuis plusieurs mois pour une raison à ce jour inexpliquée. Nous avons interrogé le Maire qui l'ignorait et attendons sa réponse.

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29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 07:36

Notre Ami René BONNET nous emmène cette fois sur l'avenue René Coty qui est avant tout connue comme un axe de circulation automobile d'entrée et de sortie dans Paris, ce qui est bien dommage tant elle recèle de secrets...que nous vous proposons de (re) découvrir !

 

"L’Avenue René Coty est un axe important du 14èmearrondissement. Elle mesure un peu plus de 1 km de long et 32 mètres de large.

Elle a été voulue par Napoléon III et réalisée par le Préfet Haussmann.

On préparait l’accueil de l’Exposition Universelle de 1867.

Napoléon III voulait doter le Sud  de Paris d’un Parc pour améliorer les conditions de vie des habitants. On décide en 1860 de percer en tranchées le plateau de Montsouris. Les travaux sont difficiles mais terminés en 1865 . Le Parc ne sera ouvert qu’en 1875.

La voie est plus basse que les terrains avoisinants ce qui protège encore aujourd’hui les rues St Yves, Gauguet, des Artistes…qui constituent un espace calme et poétique.

On trouve plusieurs types de construction tout au long de la rue mais le style haussmannien l’emporte avec l’alignement des façades et le respect des règlements de la Ville de Paris.

Admirons au No 2 l’immeuble de l’architecte Hémart(1880), aux 19bis et 27bis les réalisations

de Cadilhac (1901 et 1902). 

Dans un autre style la façade Art Déco du 46, la maison de Ladmiral (1914-1920) et sa voisine la magnifique maison blanche occupée aujourd’hui par les bureaux d’un grand architecte parisien.

Signalons le Dispensaire prés du RER, le Regard qui surveillait l’écoulement des eaux entre Arcueil et le Luxembourg et la Fondation Kopé.

L’avenue avec ses arbres est agréable mais elle pourrait l’être davantage. La coexistence des moyens de transport n’est pas satisfaisante. Faute de signalisation, on voit des vélos voire des motos emprunter l’allée centrale. Les sols sont disparates et souvent en mauvais état. Le mobilier urbain est ancien et n’incite pas aux échanges.

Et surtout  rien sur les éléments du patrimoine si proches.

Rien sur la Ferme Montsouris.

Rien sur les ateliers de Soutine et Modigliani Rue du St Gothard.

Rien sur la Villa Seurat très proche où travaillaient Chana Orloff, Dali, Miller et bien d’autres.

 

Le conseil de quartier Dareau-Montsouris a obtenu en conseil d’arrondissement le 6/12/2010 un vote à l’unanimité favorable à l’installation d’une statue de Chana Orloff, offerte par sa famille. Sa mise en place pourrait animer l’allée Beckett un peu vide….

Le conseil de quartier réfléchit aussi sur la possibilité de développer la végétalisation dans le quartier.

Un grand travail de réflexion avec la participation de paysagistes, d’urbanistes, permettrait de donner des réponses globales et cohérentes aux problèmes que nous venons de soulever.

N’oublions pas que dès l’époque de Haussmann on parlait d’une promenade à « ramblas ».

Paris n’est pas Barcelone, mais on peut penser à la rambla du Genil à Grenade, qui dans des conditions assez semblables aux nôtres a su créer un ensemble artistique, propice à la rencontre et à la conversation. Pensons aussi aux parcours créés à Montmartre et à Boulogne Billancourt qui permettent la découverte de tous les aspects d’un quartier".

René Bonnet.

 

Nous partageons pleinement ces réflexions de bon sens d'un amoureux du patrimoine culturel, historique et architectural de notre quartier. A nous de les défendre désormais  et  d'en débattre largement !

 

 

 

 

 

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21 mars 2013 4 21 /03 /mars /2013 19:00

René Bonnet évoque cette semaine la longue histoire des œuvres humanitaires dans le 14ème, et une association exemplaire : « Montparnasse Rencontres ».

 

« La misère est visible dans nos rues.

On a vu cet hiver des abris en carton  sous les porches et sous les passerelles, des tentes tout autour du Parc.

 

Les institutions font leur travail. C’est d’ailleurs une tradition dans le 14ème.

 

On pense aux actions des associations ouvrières et   syndicales, à l’action du christianisme social avec Ozanam, à l’organisation de « soupes ouvrières » par le Maire de l’arrondissement Ferdinand Brunot pendant la Guerre de 1914-1918.

Inutile de rappeler Coluche (qui a habité Rue Gazan ndlr) et les « Restos du cœur ».

Le 14ème abrite aujourd’hui une des plus importantes associations d’accueil, d’écoute, d’entre aide et de solidarité de Paris.

L’Association se situe au 92 Bis Bd du Montparnasse.

C’est une association de quartier, fondée en 1927, pour l’accueil et l’accompagnement des Bretons arrivant à Paris.

C’est d’abord une petite école en bois.

Les activités se développent.

 

On passera rapidement du « thé dansant, scrabble » à l’action sociale.

En 1970, l’Association bénéficie d’installations nouvelles : un grand immeuble est construit avec des salles spécialisées, du confort et des moyens techniques.

L’Association accueille aujourd’hui 14 activités.

 

Le Président Hervé de La Moissonnière  insiste sur 2 actions essentielles à ses yeux : l’enseignement et l’aide alimentaire.

L’enseignement, c’est l’accompagnement à la scolarité : 100 enfants, 60 bénévoles, 4 soirs par semaine de 16H30 à 18H45.

C’est aussi l’animation linguistique pour 250 adultes.

L’aide alimentaire, c’est la distribution de colis alimentaires le lundi et le jeudi de 9H15 à 11H45, le colis payé 1euro correspond à 25-30 euros d’achat s en magasin.

L’Association  dispose de 7 congélateurs, de 3 frigidaires et d’une salle blanche.

Citons aussi les autres actions : halte garderie, accueil, logement social, vestiaire, écoute psychologique, accès aux droits et titres de séjour, recherche d’emplois, braderies, écrivain public.

Enfin, il faut signaler une action particulièrement utile et efficace de l’association : il s’agit de la domiciliation courrier qui permet à 700 personnes d’avoir une adresse fixe et fiable afin de recevoir du courrier en toute sécurité.

Hervé de La Moissonnière est fier l’association est composée de ses 275 bénévoles et de ses 10 salariés. Il est fier surtout du comportement des « clients » qui frappent à la porte de l’Association. Rien n’est gratuit, les services sont peu chers et des aides sont possibles mais les rentrées d’argent des « clients »représentent 1/3 des recettes.

L’Association travaille bien sûr en bonne intelligence avec la Préfecture et la Mairie.

Une association présente dans le quartier depuis plus de 70ans mérite admiration et soutien.

Je vous conseille de consulter son site  www.montparnasserencontres.fr/

  

René Bonnet.

 

N'hésitez pas à suivre le conseil de René Bonnet et à aider cette association, l'une des plus anciennes de notre arrondissement !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 11:00

Savez vous que la Rue Saint Yves abrite un site classé monument historique ?

 

Ce sont les peintures et vitraux  de la Chapelle de la Cité du Souvenir.

Cette cité a été créée à l’initiative de l’Abbé Keller après la Guerre de 1914. L’abbé avait aussi acheté la Ferme de Montsouris au centre de bien des polémiques aujourd’hui. La Cité abrite :

 

- 180 logements (chacun a sur sa porte le nom d’un soldat du quartier mort à la guerre).

- un jardin d’enfants et un dispensaire.

 

On est dans la tradition de l’action sociale de l’Eglise, tradition bien représentée dans le 14ème à coté d’initiatives laïques. La construction a demandé 5 ans de travaux de 1925 à 1930.

Au centre de la Cité, on trouve une chapelle. La messe est toujours dite dans cette chapelle le dimanche matin.

C’est l’occasion de découvrir les peintures et les vitraux de Georges Desvallières (1861) qui ont  été classées en 1996 et sont désormais protégées. L’ensemble est fort, émouvant et on comprend pourquoi en évoquant la vie de l’artiste.

Desvallières a fait des études classiques de dessin. Ami de Rouault, il participe à la vie  parisienne.

 

Il est même Vice Président du Salon d’Automne.

 

Il a 6enfants. Il est très religieux et envisage de créer avec Maurice Denis une Ecole d’Art Religieux.

La guerre va le bouleverser. Il y participe alors qu’il a 53ans en 1914. Un de ses fils, engagévolontaire à 17ans, est tué.

A la fin de la guerre Desvallières décide de ne plus peindre que des sujets religieux. Il fonde l’Atelier d’Art Sacré avec Maurice Denis. L’abbé Keller pense tout naturellement à lui pour décorer la Chapelle de la Rue Saint Yves en 1931.

Encore un endroit connu des spécialistes mais pas du grand public. Trouvez une occasion pour visiter cette chapelle.

 

Le message de dénonciation des horreurs de la guerre s’exprime avec force et talent.

René Bonnet.

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28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 11:30

 

René Bonnet a choisi cette fois d'évoquer l'histoire tragique d'une famille du 14ème qui habitait 5 rue Liard au cours de l'une des pages les plus sombres de notre Histoire.

 

Nous sommes très nombreux, habitants du quartier ou simples promeneurs du Parc Montsouris, à passer plus de soixante dix ans plus tard devant cette adresse sans nom et sans souvenir particuliers. Tel ne sera désormais plus le cas.

 

 

"J’évoquais les plaques commémoratives  évoquant la Résistance dans mon précédent  billet.

 

Certaines aussi nous touchent profondément,celles que nous voyons sur les façades des écoles et qui rappellent la disparition des enfants juifs.

 

Il y a eu 43 enfants (âge de 8 mois à 18ans) déportés dans le 14ème.

 

Je voudrais évoquer la disparition tragique de toute une famille qui habitait au 5 Rue Liard.Mme Szatten vivait avec ses 6 enfants tous nés en France. La famille était d’origine juive polonaise.

 

Tous étaient inquiets, protégés par les voisins mais connus et recensés par les services de police.

 

Mme Szatten,  Reine 17ans,  Lydia 14ans,  Florine 13 ans, Carmen 11ans,   Serge 9  ans et Mireille 8 ans sont arrêtés le 21 septembre 1942.

 

L’émotion est très forte dans le quartier. Impossible d’avoir des nouvelles. En fait, les 7 sont passées par Pithiviers avant d’être déportés à Auschwitz le 23 septembre 1942. Tous sont assassinés.

 

Georges Viaud, Président de la Société d’Histoire du 14ème, a bien voulu me confier la photo ci-dessous qui montre Lydia, Florine et Reine.

3-soeurs-martyres.jpg  (trois soeurs martyres)

 

Après la Guerre,  une école du 3ème arrondissement de Paris a porté le nom de Lydia Szatten, Rue du Poitou. Lydia y pratiquait la danse et était très populaire parmi les enseignants et l’ensemble de la communauté scolaire.

 

L’Ecole a changé de nom. C’est aujourd’hui l’école Simone Weil (la philosophe)".

René Bonnet.

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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 11:00

René Bonnet a eu envie cette fois de rendre un hommage appuyé à l'un des premiers résistants contre l'occupation nazie, qui a vécu dans le 14ème.

 

L’histoire de la Résistance dans le 14èmearrondissement est bien connue.

 

Je pense en particulier au "Chemin de mémoire" de Josette Lahana et Georges Viaud  No 50/51 de la Revue de la Société d’histoire du 14ème arrondissement de Paris.

L’histoire s’écrit dans des livres mais peut aussi se lire dans nos rues grâce aux plaques commémoratives.

 

Je voudrais signaler celle du No 4 de la Rue Leneveux qui rend hommage à Jean Texcier et qui est ainsi rédigée : "Dans cette maison qu’il habita de 1916 à 1957 Jean  Texcier a rédigé "Les conseils à l’occupé", le premier écrit clandestin publié sous l’Occupation en 1940". 

Jean Texcier est un militant socialiste, membre du Parti ouvrier français en 1903 (il a 15ans) et de la SFIO (en 1936). Très patriote, c’est un héros de la Guerre de 14. Très touché par la défaite de 40, il quitte Paris mais revient dès le 2juillet 1940. Il publie dès le 14 juillet 1940 "Les conseils à l’occupé".

 

Le texte est courageux et visionnaire.

Un exemple : "Etale une belle indifférence mais entretiens secrètement ta colère. Elle pourra servir". 

Le Colonel Rémy transmet le texte à Londres. Maurice Schuman lit des passages à la Radio le 6 octobre 1940.

Texcier continue ses écrits publiés de façon clandestine et dans des conditions de plus en plus dangereuses : "Propos à l’occupé" en janvier 1941, "Lettres à François" en février 1941 et " La France livrée" en mai 1941.

Il s’engage aussi dans la lutte en participant à la création du mouvement de résistance Libération Nord avec Henri Ribière et Christian Pineau.

Membre de l’Assemblée consultative à la Libération, il s’investit dans le journalime en particulier dans Nord Matin.

Texcier était né à Rouen. Un collège de Grand Quevilly porte son nom.

Il est considéré comme l’un des premiers résistants contre l’occupation nazie.

René Bonnet.

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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 11:40

René Bonnet aime l'art et les artistes qu'il va régulièrement rencontrer dans leurs ateliers.

Il nous fera partager régulièrement ses petits instantss de bonheur...à découvrir !

Rencontre avec une artiste dans son atelier de la rue Tombe Issoire : Isabelle Malmezat

Vous pouvez découvrir le travail de la peintre Isabelle Malmezat sur son site : http://isabellemalmezat.free.fr

 

Malmezat---Les-ombres-du-vent.jpgRentrer dans l’atelier d’Isabelle, c’est un choc : choc visuel avec de nombreux tableaux qui forcent l’admiration, choc musical lorsque des notes de musique classique accueillent le visiteur et que le portrait de Bob Dylan dans un coin de l’atelier rappelle la sensibilité de notre hôte à toutes les formes musicales.

C’est le plaisir de parler avec quelqu’un qui vit de sa passion, qui aime la peinture, le quartier, le contact avec les clients ou les habitants.

 

(oeuvre de l'artiste : "Les ombres du vent" - reproduction interdite).

Isabelle appartient à une famille d’artistes. Elle a travaillé d’abord comme illustratrice pour des livres de littérature jeunesse (éditions du Jasmin , … ) et pour des publications du musée Dapper (éditions Dapper ) en parallèle avec son travail de peinture.

Depuis les années 2000, elle s’est orientée vers « l’abstraction lyrique ».  Faut-il chercher à comprendre ou à déchiffrer son travail ? Isabelle nous répond « Rien n’est vraiment révélé, il appartient à chacun d’y trouver sa propre lecture ».

Et Isabelle de nous raconter que certains visiteurs, connaisseurs ou amateurs ont ce réflexe de  chercher le sens de ses tableaux, et très rapidement se mettent à parler d’eux-mêmes. La variété des réactions la surprend toujours.

Isabelle expose à Paris (en permanence à la Galerie Olivia Ganancia), en province et à l’étranger. Souvent dans l’île de Naxos, en Grèce. Ses œuvres ont été vues à plusieurs reprises dans l’émission « Thé ou café » de France 2.

Elle aime travailler dans « un vrai quartier », et elle apprécie l’ambiance village du 14ème arrondissement. Son atelier se situe dans la partie la plus animée de la rue Tombe Issoire, et nous vous invitons, comme nous l’avons fait avec un réel plaisir à aller parler avec elle de peinture, de musique et de bien d’autres choses encore. Une agréable rencontre avec l’artiste et son travail.

René Bonnet.

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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 11:35

"L’aventure Birot et SIC" au 37 Rue de la Tombe Issoire pendant la Guerre de 14

On a oublié que la rue de la Tombe Issoire a été au cœur d'une aventure culturelle de première importance pendant la première Guerre mondiale.

Alors que la vie culturelle fonctionne au ralenti à cause de la guerre, Pierre Albert-Birot va créer une revue intitulée SIC, sons, idées, couleurs et formes.

Dés le premier numéro, en janvier 1916, on note la participation de Apollinaire.

Albert-Birot a touché à la peinture et à la sculpture sans grand succès, mais il va se révéler un meneur d'hommes pour cette revue qu'il veut être "le creuset des avants gardes littéraires et artistiques". Albert-Birot obtient la collaboration d’Aragon, Max Jacob, Reverdy, Soupault, Tzara.

Il accueille les futuristes italiens, Severini en particulier.

La présentation et les illustrations sont révolutionnaires. Apollinaire fera paraitre ses Calligrammes. Chana Orloff donne des gravures sur bois, son mari Ary Justman des poésies.

La revue est disponible dans 18 galeries parisiennes et chez Adrienne Monnier Rue de l'Odéon. Un vent de liberté souffle dans le 14ème. Albert-Birot réunit tous ses amis le samedi à son domicile. Il y organise le 4mai 1917 une "messe de la modernité" avec poèmes musique et expositions.

Albert-Birot ira même jusqu'à aider Apollinaire à monter "Les mamelles de Tirésias" le 24 juin 1917.

Le journal s'essouffle, Apollinaire et Ary Justman décèdent.

Le dernier Numéro sera celui de décembre 1919. L'aventure de SIC reste évoquée dans beaucoup de livres consacrés à l'histoire de l'art.

René Bonnet.

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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 14:34

Nous commençons cette rubrique par l'histoire avec un grand H de la Rue de la Tombe Issoire, l'une des plus anciennes artères pénétrantes de Paris, avec l'aimable concours de René Bonnet, entouré pour l'occasion par Stéphanie CLAUX et Aléxis DELACROIX, tous les trois habitants du 14ème et passionnés d'histoire et que nous remercions encore chaleureusement !

 

 

" Marquée par le passé, commerçante en son centre et toujours empreinte de la vocation artistique du 14ème arrondissement, en la parcourant avec attention, on y découvre encore des anecdotes presque oubliées.

Ancienne voie romaine menant à Aurelianum (Orléans), la rue de la Tombe Issoire est très rapidement pavée grâce à un sous-sol riche en pierres de carrières. Au Moyen-Age, elle devient le lieu de passage vers Saint Jacques de Compostelle et commence à s’enrichir d’auberges et d’institutions religieuses qui accueillent le pèlerin.

 

Au 18ème siècle, on la nomme Chemin de Bourg la Reine et ce n’est qu’en 1868 que le nom de Tombe Issoire lui est définitivement attribué. Mais force est de reconnaître que l’origine de son nom soulève de nombreuses explications et légendes. La plus rependue étant certainement celle du géant Ysoré, détrousseur de voyageur selon les uns, chef Sarrazin selon les autres, décapité par Guillaume d’Orange au 12ème siècle, ce dernier n’aurait emporté que la tête de son adversaire dont le corps aurait été enterré sur place.

 

Seconde hypothèse, celle d’un affrontement, en 978, entre un guerrier allemand de grande taille nommé Isoré et un vassal d’Hugues Capet, le premier aurait été vaincu et sa tombe aussi démesurée que sa taille aurait naturellement provoqué la légende.

 

Enfin viennent les explications étymologiques : Tombissoire serait un nom collectif désignant un assemblage de tombes, ou alors une déformation phonétique provenant du verbe tombir qui signifiait retentir. Le passage résonnant sur cette voie pavée surnommée ainsi tombissoire au sens de retentissoire.

 

C’est ici que l’on retrouve le dernier bâtiment de ferme parisien, la ferme de Montsouris qui est bâtie au milieu du XIXème siècle. Sans terre, la ferme de nourrisseur propose alors aux citadins du lait frais trait sur place et du fourrage amené depuis les communes alentours. Avant son rattachement à Paris, en 1860, comme elle est située hors des barrières de l’octroi, on vient également  y boire un verre de vin. Cour de ferme, cellier vouté, étable, et charpentes œuvres des compagnons, ce ne sont pas les seuls attraits du site, loin de là ! Sous terre, elle abrite La carrière de Port-Mahon, carrière médiévale de pierres à bâtir datant du XIVème siècle, classée Monument historique en 1994.

 

Plus loin, on découvre de silencieuses impasses adjacentes : au niveau du 83, des ateliers d’artistes dans un écrin verdoyant, au 85 la Cité Annibal qui abrite un vieux puits à moitié caché, et au 101, l’incontournable Villa Seurat, cité d’artistes créée à l’initiative de Jean Lurçat en 1925 rappelle que le quartier a connu Chana Orloff, Soutine, Baudelaire ou encore Henry Miller.

 

Terminons notre périple par l'Eglise Saint Dominique :

 

Bien qu’achevée en 1921, elle perpétue une tradition des commanderies hospitalières et templières.

 

En 1946, le tympan Est de l’église se voit dotée d’un haut relief représentant Saint Dominique, sauriez-vous dire quel acteur a servi de modèle au sculpteur pour le représenter?

 

Réponse : Louis Jouvet ! ".

 

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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 14:14

Rene-Bonnet.jpgNous avons le plaisir de vous annoncer la création d'une nouvelle rubrique intitulée "Histoire et histoires du 14ème arrondissement" qui sera animée par René BONNET.

 

René Bonnet, professeur d'histoire, a participé à plusieurs actions culturelles dans le 14ème autour de Chana Orloff, du Douanier Rousseau, de Erik Satie et du dessinateur Christophe. Il a déjà écrit de nombreux articles dans "Monts14" dans ses domaines de prédilection.

 

Il nous fait l'amitié de nous rejoindre et évoquera pour notre plus grand bonheur des moments culturels d'hier et d'aujourd'hui de notre quartier en particulier et du 14ème arrondissement en général avec la plume alerte et espiègle qui le caractérise !

 

Encore une fois, merci à René de sa collaboration et bonne lecture à tous !

 

Stéphane Fertier

Président du Collectif Montsouris

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Présentation

  • : Collectif Montsouris
  • : ce blog associatif, celui du Collectif Montsouris, traite essentiellement 4 sujets : 1. la préservation et l'entretien du Parc Montsouris, 2. la circulation automobile dans le quartier Montsouris, 3. l'amélioration des transports publics dans le quartier Montsouris avec comme projet phare la création d'une passerelle au nord de la station de RER Cité Universitaire 4. l'histoire du quartier Montsouris en particulier et du 14ème arrondissement de Paris en général.
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